Lycée des métiers

Lycée des métiers

Le Lycée d’application de l’E.N.N.A est Lycée des métiers des Structures Métalliques depuis 2002.

Le législateur a souhaité valoriser l’enseignement professionnel en inscrivant dans la loi l’existence du label « lycée des métiers ». C’est pourquoi l’article 33 de la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école du 23 avril 2005 a complété l’article L. 335-1 du code de l’éducation en prévoyant qu’ »un label lycée des métiers peut être délivré par l’État aux établissements d’enseignement qui remplissent des critères définis par un cahier des charges national. » L’article L. 335-1 fixe plusieurs des critères du cahier des charges.
a) Existence de partenariats avec les collectivités territoriales, les milieux professionnels ou des établissements d’enseignement supérieur.

Les partenariats sont au coeur de la démarche de labellisation. Les contributions des partenaires que sont les collectivités (en particulier la région, notamment dans le cadre de l’élaboration du plan régional de développement des formations professionnelles – PRDP) et les milieux professionnels sont essentielles pour développer le lycée des métiers et promouvoir son image à l’extérieur, spécialement auprès des jeunes et des familles. Vous pourrez trouver des exemples d’actions académiques dans ce domaine en consultant sur le site Éduscol la brochure « des partenariats pour les lycées des métiers ». Élaborée et diffusée par la direction de l’enseignement scolaire, elle est destinée à faciliter la mise en oeuvre des partenariats dans les lycées des métiers.

b) Mise en place d’actions destinées aux enseignants et aux élèves de collège visant à améliorer l’orientation des collégiens et les conditions de leur accueil dans les formations professionnelles.

Les actions d’information sur les métiers et les formations professionnelles conduites par le lycée des métiers en direction des enseignants et des élèves de collège, destinées à favoriser les choix positifs d’orientation, viseront plus particulièrement les élèves accueillis dans les nouvelles classes de découverte professionnelle en troisième (option 3 heures et module 6 heures) et dans les dispositifs d’alternance.

c) Ouverture européenne ou échanges avec les pays étrangers.

L’ouverture européenne vise à mettre en valeur la dimension internationale des établissements. Elle peut être réalisée dans le cadre des sections européennes, ou donner lieu à l’attribution de l’attestation Europro. Elle s’exprime par tous types d’échanges avec l’étranger, qui ne se traduisent pas forcément par la mobilité des publics. Les échanges grâce aux outils informatiques (internet, courriel, visioconférences, espace langues…) peuvent être mis en place, ainsi que des contacts avec des entreprises étrangères éventuellement implantées dans la région. Dans ce domaine encore, les partenariats, en particulier dans le cadre des programmes d’échanges européens, sont essentiels.

d) Offre de services d’hébergement.

L’offre de services d’hébergement ne signifie pas que l’établissement doive obligatoirement posséder un internat. Sur la base de conventions de partenariat, peut être envisagé un accueil dans des internats d’autres établissements, dans des foyers, voire chez l’habitant… Il s’agit de permettre à des jeunes de suivre leur formation au lycée des métiers en bénéficiant de possibilités d’hébergement à proximité de l’établissement.

e) Dispositif d’aide à l’insertion professionnelle ou de suivi des publics sortant de formation.

Les dispositifs de suivi des publics sortant de formation, qui peuvent s’appuyer sur des associations d’anciens élèves ou apprentis, sont essentiels pour apprécier l’impact du lycée des métiers sur l’avenir des jeunes. Ils peuvent être utilement complétés par des dispositifs d’aide à l’insertion professionnelle, qui accompagnent les publics vers l’emploi en leur offrant une préparation à la recherche d’entreprises et à la recherche d’emploi. Il est rappelé que, si l’ensemble des critères est éligible, le degré d’exigence pour chacun est défini en fonction du contexte local : à titre d’exemple, pour l’ouverture européenne, la mobilité peut ne pas être exigée, mais, dans ce cas, d’autres formes d’échanges doivent être mises en place. Il appartient au groupe académique « lycée des métiers » de procéder à cette adaptation. Les critères du cahier des charges national concernent l’ensemble de l’établissement. Le label est donc attribué à l’ensemble de celui-ci et non pas seulement à une ou plusieurs filières de formation, même si, comme indiqué en point I.1 a, une filière particulière a servi de moteur au processus de labellisation. Le label ne s’accompagne pas forcément de la dénomination des métiers concernés. Il appartient à l’établissement de décider de préciser ou non la ou les filières professionnelles auxquelles il prépare. Cependant, lorsque le choix sera effectué de faire figurer dans l’appellation le nom des filières concernées, il conviendra de limiter la dénomination de celles-ci à un ou deux pôles bien identifiés ou d’adopter une formulation évitant l’énoncé systématique de tous les secteurs de formation proposés par l’établissement labellisé.